Comptes rendus réalisés par Géraldine Le Roy, Participant aux activités du 4ème groupe.

Compte-rendu du week-end du 2 et 3 juin 2018,
Christopher Bollas

Christopher Bollas est analyste de la Société de psychanalyse britannique où il fait partie du Groupe des Indépendants auquel appartenaient Balint et Winnicott. Il exerce actuellement en Californie. Peut-être est-ce de sa formation initiale en histoire et en littérature que découle son attention extrême à la langue, l’idiome qu’utilise chaque patient. Christopher Bollas est l’auteur d’une œuvre importante, encore peu traduite en français (Bollas, C. Le moment freudien, Ithaque, 2011).
Christopher Bollas était invité à parler de l’entrée dans la schizophrénie à l’adolescence, thème qu’il a souhaité élargir en invoquant la question plus vaste de l’espace et du temps à l’adolescence.
Ses premiers propos ont surpris et intrigué l’auditoire, puisqu’il a évoqué la possibilité de renverser le processus schizophrénique à l’adolescence, ce que nient beaucoup d’analystes. Il a aussitôt précisé qu’il fallait distinguer processus schizophrénique et schizophrénie, celle-ci désignant un état installé.
Entrant dans le vif du sujet, il a expliqué comment il travaillait. Avec un jeune qui vient de vivre ou est en train de vivre un moment psychotique, il n’hésite pas à questionner : « Dîtes-moi où vous étiez… «  Ses questions ramènent le jeune à la réalité. Dans ce moment si particulier, dit-il, l’esprit est perdu, l’autre en soi est perdu et le self reste seul face à un sentiment d’horreur. Parler du quotidien est sans risque et ramène l’adolescent à la réalité. L’angoisse est ainsi réduite et l’associativité peu à peu rétablie.
L’évocation du quotidien ramène le jeune au moment psychotique où il a été touché émotionnellement et affectivement. « Oh mon Dieu, vous n’êtes pas le fils de votre père ! C’est horrible. » Christopher Bollas insiste sur l’importance d’adopter une formulation qui recrée le lien du patient à l’affect, pour que celui-ci puisse retrouver conjointement un lien à l’espace et au temps. Il ne cherche pas à élucider le sens du moment psychotique, mais simplement à restaurer la fonction ordinaire du langage.
Avec un patient maniaco-dépressif (qui est à ses yeux souvent un enfant déprimé depuis longtemps), il s’y prend différemment, essayant d’introduire un peu de réflexion dans une pensée qui s’échappe. Il s’agit ici d’essayer de construire un lien entre une partie déprimée du soi et une partie maniaque du soi. Avec un tel patient, Christopher Bollas peut percevoir dans la séance l’amorce du cycle maniaque. Il s’efforce alors de « dégonfler le ballon », ce qui permet d’éviter une hospitalisation.
Il prescrit pour seul traitement des médicaments pour dormir, ce qui suppose de sa part une grande attention au processus psychotique en cours et une évaluation vigilante des risques.
La situation se présente différemment avec des patients anorexiques qui sont dans un jeu hystérique par rapport au thérapeute. Il peut leur dire : «  Vous avez besoin de gens qui s’occupent de vous, mais votre corps ne veut pas. Il veut rester enfant. C’est votre choix. Je comprends. » Il leur parle également des plaisirs de l’enfance et des déplaisirs de l’adolescence (sexualité…).
Christopher Bollas a l’habitude de recevoir ces adolescents en situation extrême 3 à 5 fois par semaine. Selon son expérience, avec les jeunes vivant un moment psychotique, ces rencontres peuvent durer quelques semaines, avec les jeunes en danger d’organisation bipolaire, plusieurs semaines suivies d’une psychothérapie au long cours. Avec les anorexiques, tout va dépendre de la qualité du transfert. Certains anorexiques recommencent à s’alimenter en une semaine.
Il parle d’un événement précipitant qui, au lieu de provoquer un rêve, provoque ici un moment psychotique.
Différenciant ce moment psychotique d’une schizophrénie installée, Christopher Bollas indique que le schizophrène chronique doit sans cesse se réinventer une nouvelle identité avec de nouveaux noms. Comment peut-il alors revenir au moment initial de la maladie ? Il est très difficile de revenir à la douleur catastrophique qui l’a précipité dans celle-ci. Il suggère d’utiliser des métaphores puissantes (« On dirait un génocide »…), ce que l’analyste ne peut faire que s’il vit lui-même intensément le drame du patient.
Interrogé sur la question de l’origine de la schizophrénie, Christopher Bollas déclare, après de longues années de pratique clinique auprès de schizophrènes, ne rien en savoir.
Régine Prat a réagi à l’intervention de Christopher Bollas en proposant, plutôt qu’une discussion point par point de celle-ci, quelques associations, notamment l’évocation très émouvante de moments d’effondrement et de rassemblement observés chez les bébés.
De nombreux points ont été soulevés dans la discussion subséquente, montrant à quel point la conférence de Christopher Bollas avait interpellé l’auditoire.
. Comment travailler aux urgences psychiatriques avec de tels patients avec lesquels il est si nécessaire de prendre du temps ?
. Comment nous mettre dans cette démarche résolument active avec ces patients alors que notre formation nous invite à cultiver le silence et à être vigilants à ne pas être intrusifs pour laisser se développer l’associativité du patient ?
. Le développement d’une prise de contact avec soi-même dès la petite enfance peut-il avoir une valeur préventive pour des effondrements psychiques ultérieurs ?
. Est-il pertinent de maintenir la distinction psychotique / non psychotique ?
Christopher Bollas a évoqué encore deux points :
. L’associativité : il suggère d’inviter les patients qui n’arrivent pas à associer librement à évoquer leur quotidien. Très vite ils retrouvent une associativité. Il distingue pour sa part les troubles de l’associativité sur le mode de la fragmentation schizophrénique des troubles de l’associativité sur le mode de l’aplatissement (pensée opératoire), et souligne que dans les deux cas, une attitude beaucoup plus active et une présence bien vivante de l’analyste sont requises.
. Le connu non pensé : Freud a parlé des impressions des choses qui forment le refoulé primaire. Pour Bollas, ce refoulé primaire forme la première structure du moi. C’est un connu non pensé, constamment à l’œuvre.
Le week-end s’est achevé avec une présentation clinique de Bruno Romazin à propos de laquelle Chritopher Bollas a insisté sur la rythmicité des communications entre patient et analyste et le dévoilement d’une structure narrative circulaire de type autistique dans laquelle le même motif revient en boucle sans pouvoir se développer.
Géraldine Le Roy



Compte-rendu du week-end du GERPEN des 2-3 décembre 2017
L’esprit, le cerveau et le monde interne

Mark Solms, président de l’Association psychanalytique d’Afrique du Sud et professeur de neuropsychologie à l’université du Cap, était invité à dialoguer avec René Roussillon. Deux figures marquantes de la psychanalyse se retrouvaient donc puisque tous deux ont obtenu le prix Sigourney (Mark Solms en 2007 et René Roussillon en 2012) qui récompense des personnalités ayant apporté une contribution significative à la psychanalyse.
Le week-end a commencé par une conférence de Mark Solms. Troublé par l’absence de connaissance des chercheurs sur le versant affectif des atteintes neurologiques, c’est à la question de l’articulation entre le psychique et les neurosciences qu’il a souhaité consacrer ses recherches. Mu par un immense respect pour Freud, il s’efforce d’introduire les concepts psychanalytiques dans le champ de recherche des neurosciences.
Il a choisi lors de ce week-end d’aborder deux thèmes :
L’interprétation des rêves et les neurosciences 
Freud considère que le rêve est là pour protéger le sommeil. C’est la censure du rêve qui permet aux désirs de s’y trouver représentés. Avec la découverte du sommeil paradoxal, les scientifiques ont pu établir un lien entre sommeil paradoxal et possibilité de raconter des rêves. Les travaux de Jouvet et Hobson ont permis d’identifier les neurones impliqués dans le sommeil paradoxal. Mais pour ces chercheurs, le rêve n’avait pas de sens psychologique, il était simplement activé par la libération d’acétylcholine.
C’est sur cette base que M. Solms a entrepris ses propres recherches sur le rêve dans les années 1980. Il s’est intéressé à l’impact de lésions cérébrales sur la production de rêves, observant ainsi que des lésions du tronc cérébral n’affectaient pas la production de rêves, alors que d’autres lésions cérébrales entraînaient une perte des rêves, mais non du sommeil paradoxal. Il en a déduit que les zones responsables du rêve et du sommeil paradoxal n’étaient pas identiques.
Une production de dopamine accrue accroît la production de rêves. Il note aussi que les parties du cerveau impliquées dans la recherche du plaisir sont pleinement actives pendant les rêves.
Mark Solms mène actuellement une étude pour tenter de tester l’idée freudienne que le rêve protège le sommeil. Pour ce faire il s’est attaché à comparer des patients cérébro-lésés qui rêvent et des patients cérébrol-ésés qui ne rêvent pas. Il a ainsi observé que les patients qui rêvent dorment davantage et se réveillent moins que ceux qui ne rêvent pas.
Sur ce plan, les travaux scientifiques actuels semblent donc confirmer l’hypothèse freudienne du rêve gardien du sommeil.
René Roussillon a rappelé à ce propos que Freud avait proposé au fil de son œuvre plusieurs modèles du rêve : le rêve comme accomplissement de désir, le rêve comme permettant de revenir sur des éléments psychiques laissés de côté, de mettre en forme et de représenter des éléments traumatiques.
Mark Solms s’intéresse également actuellement aux patients qui ne rêvent pas (qu’ils souffrent d’une lésion du cortex visuel ou d’une autre partie du cortex) afin d’étudier l’impact de l’absence de rêves sur la régulation émotionnelle et la consolidation de la mémoire. Il souligne que si l’on ne peut certes observer certains phénomènes subjectifs comme les sentiments expérimentalement, on peut toutefois observer leurs corrélats physiques.


. la relation entre l’esprit freudien et le cerveau 
Sur ce plan, les travaux des neurosciences semblent non pas confirmer les intuitions freudiennes, mais au contraire pointer leur caractère erroné.
Il nous rappelle qu’un congrès de neuropsychanalyse a eu lieu à Berlin en 2010 sur le thème de la représentation du corps dans le cerveau.
Le corps y est représenté de deux manières différentes : il y a le corps externe que nous percevons et le corps interne (viscéral).
La perception du corps externe résulte des informations sensorielles reçues par le cortex et forme les contenus de la conscience.
L’appréhension du corps interne dépend du tronc cérébral, également en charge de la régulation hydrique, thermique… Le tronc cérébral remplit les fonctions que nous attribuons généralement au cortex. Un chat sans cortex continue à vivre et à être « conscient », mais sur un mode émotionnel.
On peut en déduire que la conscience éveillée ne dépend pas des impressions des sens. C’est une propriété endogène du cerveau générée de l’intérieur. Le niveau de conscience dépend du tronc cérébral qui génère également les états émotionnels de base (tristesse, bonheur, excitation, colère, faim, soif, fatigue). Lorsqu’il y a lésion du tronc cérébral, toute conscience disparaît.
La première forme de conscience, ce sont des sentiments de plaisir et de déplaisir qui permettent à un animal de prendre soin de lui. Les sentiments nuisibles nous empêchent de faire des choses nuisibles à notre survie ou à notre reproduction. Les instincts (survie, attachement…) sont innés. Ce sont intrinsèquement des stéréotypes émotionnels.
On ne peut donc pas avoir de conscience externe sans conscience émotionnelle et affective. Celle-ci est le fondement de tout. Elle nous permet de sélectionner ce qui est bon ou mauvais pour nous.
L’essentiel de la cognition est inconscient (on peut lire et percevoir des mots sans s’en rendre compte). Le but de la conscience, c’est de rendre les processus automatiques, puisque la conscience ne peut retenir que 7 éléments.
Dans son texte Le Moi et le Ça, Freud dit que le Moi dérive de la projection du corps externe et le Ça, qui est inconscient, de la conscience interne du corps. Ce n’est pas ce qu’indiquent les données des neurosciences : ce qui génère les instincts se trouve au fondement même de la conscience. Faut-il en conclure que le Ca est conscient et que le Moi emprunte sa conscience au Ça ? Le Ça obéit au principe de plaisir. Peut-on parler de plaisir inconscient ? Freud lui-même dit qu’il n’y a pas d’affect inconscient…
Dans la cure de parole, la parole allie les mots conscients aux processus profonds de l’esprit avant que le sujet puisse en prendre conscience.
Freud a évoqué le principe de plaisir et le principe de nirvana (anéantissement des tensions). Le principe de plaisir serait subordonné au principe de nirvana, souvent assimilé à la pulsion de mort. Mark Solms y voit pour sa part surtout un état idéal de vie sans tension. A ses yeux, les sentiments déplaisants nécessitent un travail psychique et c’est à la frustration imposée par ce travail psychique que permettent d’échapper des solutions comme le suicide, les addictions…
Pour les neurosciences, le Ça conscient est régi par le principe de plaisir. Mais qu’en est-il de l’inconscient pour les neurosciences?
Mark Solms nous invite ensuite à examiner la mémoire. Il distingue la mémoire de travail (à court terme) de la mémoire à long terme qui se décompose elle-même en mémoire déclarative (susceptible de devenir consciente) et mémoire non déclarative (qui ne peut devenir consciente). C’est la consolidation de la mémoire de travail en mémoire à long terme (déclarative) qui peut donner naissance à des pensées conscientes.
Pour les neuroscientifiques, l’inconscient correspond aux zones où les tâches s’automatisent.
Mais peut-on concilier ces deux conceptions ?
Lorsque l’enfant se trouve débordé par ses problèmes, il a tendance à automatiser des solutions inefficaces, car infantiles (ex la colère face à la frustration) qui perdurent. Ainsi se forme un inconscient cognitif fait de solutions automatiques qui satisfont les besoins.
Dans la discussion subséquente ont été abordés :
. la question de la traduction des concepts d’un champ dans un autre… La conscience psychanalytique est-elle identique à la conscience dont parlent les neurosciences ?
Une des questions soulevées par les travaux de Mark Solms est aussi celle des niveaux de conscience. De quel niveau de conscience parle-t-on dans l’un et l’autre champ ?
. la complexité de la pensée freudienne : Freud lui-même a dit différentes choses sur le Ca selon l’évolution de sa pensée. Il y voyait la mémoire des premières expériences psychiques…
. qu’en est-il de l’affect ? Comment se réfléchit-il dans la conscience ?
Le week-end s’est achevé avec l’évocation par Hélène Oppenheimer du travail clinique avec les patients cérébrolésés adultes, évocation qui faisait écho à ces interrogations et débouchait sur plusieurs questionnements : comment être psychanalyste avec ces patients qui souffrent d’une atteinte massive de la cognition ? Peut-on penser qu’ils (re)vivent le vécu de désaide du nourrisson ?
Géraldine Le Roy

Bibliographie
Solms M., Lechevalier B. (2002). Neurosciences and psychoanalysis. International Journal of Psycho-Analysis, 83, 1, 233-237.
Solms M. (2002). Une introduction aux travaux neuroscientifiques de Sigmund Freud, trad. F. Drossart, Journal de la psychanalyse de l’enfant, 31, 23-42. Bayard.
Solms M. (2015).
The feeling brain. Selected papers on neuropsychoanalysis, London, Karnac.
Solms M., Turnbull O. (2015).
Le cerveau et le monde interne : une introduction à la neuropsychanalyse, trad. F. Guenolé et G. Marcaggi, Paris, PUF, coll. Le fil rouge.







Comptes rendus des conférences du
Gerpen
Certaines conférences sont accessibles sur la page : Articles en téléchargement
« Ces comptes-rendus sont accessibles aux participants lors des weekends du Gerpen. »

Numéro 73, recueil 2014-2015

Novembre 2014
« Les Figures de la Parentalité »
Point de vue anthropologique et point de vue psychanalytique
- Maurice Godelier
« Sexualité, Prohibition de l’Inceste, Parenté et Parentalité »
« L’Imaginé, l’Imaginaire et le Symbolique »
- Didier Houzel
« Parentalité intérieure, parentalité extérieure et alliance avec les parents »
Janvier 2015
« Corps et Esprit dans le travail psychanalytique »
- Riccardo Lombardi
« Dissociation corps-esprit et transfert sur le corps »
Juin 2015
« Mise en scène dans la relation analytique, chez
les enfants autistes»
- Joshua Durban
« Transfert et contre-transfert dans le traitement des enfants
autistes »
« Mise en scène d’un espoir ou d’un désespoir »
- Maria Rhode
Discussion


Numéro 72, recueil. 2013-2014

Octobre 2013
« Autisme et psychanalyse » Centenaire de la naissance de Frances TUSTIN
Judith Mitrani. « S’effilocher, s’effriter, se répandre, une expérience non-mentalisée : seconde peau et découverte des racines transgénérationnelles d’un syndrome somatique. »
Suzanne Maïello. « Formes sans forme - le monde bidimensionnel impensable de l’autisme. »
Février 2014
André Carel .
« La causalité subjective dans la clinique, le comment du pourquoi. »
Mai 2014
« Œdipe chez l’enfant autiste »
Maria Rhode.
« la perception sensorielle chez les enfants autistes : influences des facteurs oedipiens. »

Numéro 71, recueil. 2012-2013

Octobre 2012
Jean Decety. « L’empathie » confrontation entre neurosciences et psychanalyse.
Février 2013
Hommage à Joyce McDOUGALL
Maria Rhode.
« Vers le fonctionnement symbolique. Enclaves autistiques, somatisations et contre-transfert corporel. »
Sylvie Consoli. « Nous sommes restés des psychanalystes » : histoire d’une transmission.
Florence Guignard. « Joyce McDougall, une conteuse de l’Inconscient. »
James Gammill. « Souvenirs personnels et professionnels de Joyce McDougall. »
Juin 2013
Antonino Ferro. « Formes de l’Onirique : Emotions, Rêves, Rêveries. »

Numéro 70, recueil. Novembre 2011. Janvier 2012. Mai 2012.

Novembre 2011
Gianna Williams.
« L’enfant à l'hôpital et sa famille" Regards psychanalytiques.         
Guy Moriette. « le nouveau-né en réanimation et ses parents"                         
Catherine Druon. "Un regard qui écoute... Une psychanalyste se penche sur les bébés hospitalisés en médecine néonatale. »                 
Janvier 2012
David Rosenfeld
"L'addiction aux ordinateurs et aux jeux video" Point de vue psychanalytique.
Mai 2012                  
André Carel. «  Les dépressions maternelles" Point de vue psychanalytique 
André Carel, James Gammill et les membres du GERPEN Table ronde


Numéro 69, recueil. Novembre 2010. Janvier 2011. Mai 2011.
Novembre 2010.
Hommage à Martha Harris. L’observation, un outil pour comprendre.

Meg Harris Williams. Moments de croissance et rôle de l’observation.
Margaret Rustin. L’observation, coeur de l’approche créative de Martha Harris de la formation psychanalytique. Réflexions 40 ans après.
Maria Rhode. Consultations familiales, dans le sillage de Martha Harris, avec des bébés à risques autistiques.
Gianna Williams. La discussion de travail. Une idée géniale de Martha Harris. expérience de discussion de travail avec des éducateurs d’enfants des rues au Mexique.
Janvier 2011
David Rosenfeld. Les pathologies graves de l’enfance et leur évolution à l’âge adulte.
Mai 2011
Teresa Flores. Processus d »’intégration et émergence de l’identité.


Numéro 68, recueil.
Novembre 2009. Janvier 2010. Juin 2010.

Novembre 2009
Les troubles précoces du développement et leur dépistage.
Filippo Muratori : «L’autisme comme conséquence d’un trouble de l’intersubjectivité primaire.»
Janvier 2010
David Rosenfeld. L’émergence de l’émotionnalité et de la symbolisation dans le traitement des désorganisations graves de la personnalité.»
Juin 2010
Vincenzo Bonaminio. Les troubles de l’identité sexuée à l’adolescence.
«Adolescence, la configuration oedipienne et les facteurs transgénérationnels.»


Numéro 66, recueil.
Novembre 2007. Janvier 2008. Mai 2008.

Novembre 2007
André Bullinger : «Sensorialité et émotionnalité primaire.»

Janvier 2008
Membres du Gerpen : Catherine Druon, Louis Edy, Geneviève Haag, Ann Levy, Anik Maufras du Châtelier, Jacqueline Tricaud.

Quels processus dans les thérapies  psychanalytiques des enfants ?

Table ronde :
Catherine Druon : « Les réflexions de Remy Puyuelo et James Gammill sur le co-processus ».
Louis Edy : « Quelques idées du processus et en particulier de l’introjection chez M. Klein »
Geneviève Haag : « Quelques définitions et propositions générales sur le processus analytique à partir de Freud ».
Ann Levy : « Processus selon W. Bion : «  Interprétabilité et interprétation ».
Anik Maufras du Châtelier : « Le processus chez les enfants avec autisme : l’héritage de F. Tustin ».
Jacqueline Tricaud : « Le processus analytique de D. Meltzer : avec les commentaires de James Gammill »

Mai 2008
Stéfano Bolognini. L’empathie dans les traitements d’adolescents : une approche clinique italienne.

Numéro 60 : Novembre 2005.
Hommage à Donald Meltzer.

Maurice Despinoy, Florence Guignard, Alberto Hahn, Mauro Mancia, Rosella Sandri, Gianna Williams.
Didier Houzel : introduction et présentation de Donald Meltzer
Table ronde autour du rêve :

Maurice Despinoy : « Une pensée en expansion. »
Florence Guignard : « Donald Meltzer : le rêveur rêvé. »
Alberto Hahn : « Sur la réceptivité des états émotionnels. »
Mauro Mancia : « Le rêve dans la pensée de D. Meltzer. »
Table ronde autour de l’émotionalité primaire :
Rosella Sandri : « Comment Donald Meltzer m’a appris… à danser ».
Gianna Williams : « Réflexions sur la réciprocité esthétique »

Numéro Spécial Hors Série : Novembre 2003.
Donald Meltzer à Paris. Recueil de textes.


Numéro 32 : Mars 1999.
« Evolution d’enfants autistes traités. Perspectives à l’adolescence et au seuil de l’âge adulte ».

James Gammill, Geneviève Haag, Didier Houzel.
James Gammill : « Brève évocation d’une transmission vivante : Klein, Meltzer, Harris, Bick, Tustin ».
Didier Houzel et Geneviève Haag : « Evolution des idées psychanalytiques sur l’autisme. Etat actuel de nos repérages».
Table ronde :
G. Haag – S. Bloch : Quels dispositifs ? Quels soins ? Intérêt d’une psycho-pédagogie spécialisée au long cours avec l’enfant et l’adolescent autiste parallèlement à la psychothérapie
Equipe de D. Houzel : Dépistage et traitements précoces, présence à domicile et intégration scolaire
A. Maufras du Châtellier : Intérêt de l’écoute attentive pré et post-natale pour le dépistage précoce
R. Prat : Travail avec les éducateurs et les soignants
J. Tricaud et autres intervenants : L’alliance thérapeutique avec les parents

Numéro 30 : Janvier 1995.
La séparation dans la cure chez l’enfant et chez l’adulte.

Yolanda Gampel, Joyce MacDougall, Lore Schacht.
Lore Schacht : « Bienvenue et Adieu ».
Yolanda Gampel : « Prendre congé du passé familial dans l’espace thérapeutique ».
Joyce MacDougall : « Angoisse de séparation et identité ».

Numéro 22 : Juin 1991.
La Dépression.

Jean Begoin, James Gammill, Bianca Lechevalier, Joyce MacDougall
James Gammill : «Réévaluation du passage de la position schizoparanoïde à la position dépressive à la lumière des approfondissements concernant la dépression primaire».
Geneviève Haag : Discutante.
Jean Begoin : «Etre ou ne pas être : entre dépression et position dépressive, le métabolisme de la souffrance psychique».
Didier Houzel : Discutant.
Bianca Lechevalier : «Hélène, Magali et Ali : Dépression au début de la vie. 3 évolutions différentes».
Joyce Mac Dougall : «Dépressions et somatisations : du deuil psychosomatique».
Florence Begoin-Guignard : Discutante.
James Gammill, Michel Haag : Intervenants.

Numéro 6 : Mars 1986.

Donald Meltzer : « Le Conflit Esthétique et son rôle dans le processus de développement psychique ».


Numéro 2 : Juin 1984.

Donald Meltzer : «L’Objet Esthétique».



Coordinateur des bulletins du Gerpen : Jacques Touzé.